Banner Before Header

FINANCEMENTS INSUFFISANTS POUR LA PROTECTION DE LA BIODIVERSITE DANS LE BASSIN DU CONGO

0 36

Une étude récente révèle que le bassin du Congo, deuxième plus grand bloc forestier mondial, ne reçoit que 40 millions de dollars par an pour la protection de l’environnement et la foresterie. C’est 25 fois moins que l’Amazonie sur la même période (2017-2021).

Pourtant, le bassin du Congo abrite une biodiversité exceptionnelle dans près de 180 millions d’hectares de forêt tropicale humide. Il joue un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique en stockant l’équivalent de 10 ans d’émissions mondiales de CO2.

Bassin de Congo

Selon les experts, ce manque criant de financements s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, les procédures administratives complexes en Afrique centrale découragent les investisseurs. Ensuite, l’insécurité dans certains pays comme la RCA ou la RDC freine les engagements financiers.

Par ailleurs, les promesses de dons ne sont pas toujours tenues. Les 1,5 milliard promis lors de la COP26 n’ont pas été débloqués à ce jour. Seuls des fonds d’aide publique au développement ont été « recyclés ».

Pour la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) et le Fonds mondial pour la nature (WWF), cette disparité de traitement est préoccupante. Elle pourrait avoir de graves conséquences sur la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique.

Les organisations travaillent donc à mettre en place de nouveaux mécanismes pour augmenter les financements, comme un fonds fiduciaire forestier ou l’émission d’obligations vertes. L’objectif est de mieux protéger ce « poumon vert » indispensable à la planète.

Patrice Moth

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.