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CONGELCAM – MINSANTE : LE BRAS DE FER S’ENVENIME

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Dans les coulisses du pouvoir au Cameroun, une confrontation sans merci émerge entre Congelcam, le géant national de la congélation des produits halieutiques, et le ministère de la Santé publique (Minsanté). Une lettre incendiaire, rédigée de main de maître par Sylvestre Ngouchingue, le PDG de Congelcam, fusille le ministre Manaouda Malachie, dénonçant avec véhémence un « acharnement » à l’encontre de sa société.

Cette missive cinglante est la conséquence directe d’un courrier daté du 24 août dernier, ordonnant un contrôle sanitaire rigoureux des produits Congelcam. Ironie du sort, ce document aurait été diffusé sur les réseaux sociaux avant même d’être officiellement notifié à l’entreprise. Sylvestre Ngouchingue, piqué au vif, s’insurge : « Quel était donc l’objectif de permettre la circulation de cette correspondance pendant deux jours avant de me la transmettre ? ».

le poisson maquereau congelé de congelcam

Pour étayer son propos, le PDG de Congelcam énumère plusieurs épisodes antérieurs qui, selon lui, mettent en lumière les desseins inavoués du Minsanté. Il mentionne notamment une inspection menée en février sur des conteneurs détériorés au port de Douala, que le ministère aurait tenté de contrecarrer en ordonnant une contre-expertise.

Sylvestre Ngouchingue s’indigne vigoureusement de l’utilisation de la loi sur la sécurité sanitaire des aliments par le Minsanté pour imposer de nouveaux contrôles. À ses yeux, seule la loi de 2000 sur l’inspection vétérinaire est applicable au poisson congelé, relevant du ministère de l’Élevage.

« Dans votre correspondance du 24 août 2023, vous avez cru bon d’ordonner une nouvelle mission d’évaluation. (…) Vous avez basé cette mission sur une loi qui n’a absolument aucune pertinence dans notre domaine d’activité« , assène Sylvestre Ngouchingue avec une détermination sans faille.

Cette diatribe véhémente marque une escalade dans la méfiance grandissante entre Congelcam et le Minsanté. L’ombre d’un scandale sanitaire plane au-dessus de ce différend. Les consommateurs camerounais retiennent leur souffle, redoutant une crise majeure impliquant un aliment de première nécessité. L’affaire est à suivre de près, car chaque rebondissement pourrait être décisif dans ce combat épique entre deux puissances. 

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